Régis Ducon Lajoie la Marée Monte

25 mai 2018

A travail égal...

Vous êtes au courant? Rares sont les semaines où on ne m'explique pas à la télévision aragonaise, plus précisément sur Aragon Noticias, que les femmes d'Aragon sont moins bien payées que les hommes, et qu'elles sont plus au chômage que les hommes. Evidemment, vous me direz que ce qui se passe en Aragon ne vous intéresse pas, et que chez nous aussi, c'est comme ça. Et, je le reconnais, vous aurez raison! J'explique pourtant souvent sur ce blog que je suis entièrement d'accord pour que, à travail égal, les hommes et les femmes gagnent la même chose, avec le même statut professionnel, c'est à dire avec les mêmes avantages et les mêmes désavantages. Alors, qu'attendent les patrons pour faire ce que je préconise? Hein? Je commence à me demander si ce déséquilibre persistant entre les salaires des femmes et des hommes n'est pas le signe que les patrons aragonais, et peut-être même les patrons français et les autres, ne tiennent pas compte de ce que j'écris. Tant pis pour eux!

En effet, si j'étais un patron désireux de gagner beaucoup d'argent sur le dos de mes employés, au lieu de payer des hommes plus cher à travail égal, je n'embaucherais que des femmes, puisqu'on les paye moins cher, et je laisserais les hommes au chômage. Vous ne trouvez pas, vous, qu'il faut que les patrons soient bien bêtes d'embaucher de préférence des hommes qu'ils payent plus cher, au lieu d'embaucher des femmes qu'ils payent moins cher? D'autant plus qu'ils pourraient imposer les mêmes salaires aux hommes, que ceux accordés aux femmes! C'est à dire que le type qui voudrait du boulot, devrait accepter de ne pas être mieux payé qu'un femme. Pas vrai? Alors, je vous le demande, pourquoi les patrons qui ne pensent qu'à s'enrichir sur le dos de leur personnel, ne suivent-ils pas mes conseils? A moins qu'ils aient de bonnes raisons dont on ne parle jamais, c'est parce que, me répondrez-vous, ils sont aussi crétins que nous! Et je n'oserai pas vous donner tort.

Oui, mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, et les autres, tout le monde clame à gorge déployée qu'à travail égal, salaire égal, mais lorsqu'il s'agit de la SNCF, de nos fonctionnaires et de certaines corporations, nous acceptons qu'ils aient des avantages. Et il y en a même qui les soutiennent, pour que l'Etat nous pique le pognon que nous coûtent les privilèges de ces privilégiés, à nous qui n'avons pas les mêmes privilèges. Et cela tout en vociférant: "A travail égal, salaire égal!" Naturellement, nous ne ferons pas allusion à ces menteurs malhonnêtes qui prétendent que leur statut ne les avantage pas, ce serait trop insultant. Parce qu'il est bien évident que si leur statut ne les avantageait pas, ils seraient les premiers à vouloir y renoncer. Et ne manquant pas d'audace, ils nous diront qu'il n'y a qu'à donner à tout le monde, le même statut que celui dont ils bénéficient, en oubliant bien sûr, que c'est nous qui payons leurs avantages, et que si nous avions les mêmes avantages qu'eux, ça leur coûterait cher, tellement cher, qu'ils ne seraient pas d'accord et se mettraient encore en grève. Et, une fois de plus, ils prétendraient que c'est à l'Etat de payer. Oui, mais où l'Etat peut-il trouver l'argent pour payer ce que coûtent les privilégiés, sinon dans la poche de ceux qui ne sont pas privilégiés? Hein?

Oui, à travail égal, salaire égal, et statut égal. Et la meilleure façon d'obtenir ce résultat, c'est de supprimer tous les statuts particuliers. Autrement, de petits malins malhonnêtes pourraient finir par nous prendre pour des crétins absolus, et nous faire avaler de grosses couleuvres! Si ça se trouve, il y en a qui le font déjà. Pas vrai?

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte.

N'oubliez pas de venir chaque semaine sur ce blog pour découvrir ce que ce brave Régis a concocté pour vous amuser, ou pour vous faire grincer des dents. Et faites-lui beaucoup de PUB si vous aimez, ou dénoncez-le le plus possible si vous n'aimez pas.

Bise                     

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22 mai 2018

Normal

Vous êtes au courant? Je ne sais plus quel soir, ni sur quelle chaîne, ni au cours de quelle émission, une belle madame animatrice à la télévision a demandé à une autre belle madame spécialiste invitée à la télévision, si c'est normal que les employés d'une entreprise demandent une augmentation de salaire dès que l'entreprise fait du bénéfice. Tout cela parce que, vous l'aurez deviné, la madame qui présentait l'émission et ses invités étaient en train de discuter de la grève du personnel d'Air France. Et la belle madame spécialiste invitée a répondu que voui, c'est normal que les employés d'une entreprise demandent une augmentation de salaire dès que l'entreprise fait du bénéfice, car c'est grâce aux employés que l'entreprise fait du bénéfice. Na! Par contre, cette belle madame n'a pas dit que c'est grâce aux propriétaires de l'entreprise que l'entreprise existe, et que ses employés ont un travail grâce aux propriétaires de l'entreprise sans lesquels l'entreprise n'existerait pas et sans laquelle ses employés n'auraient ni travail, ni salaire. Est-ce parce que, se demande le petit ouvrier que j'était avant d'être un petit retraité, cela risquerait de déplaire à une partie des téléspectateurs? 

Je ne suis pas un de ces grands spécialistes qui sévissent à la télévision, mais je trouve normal, moi aussi, qu'on partage les richesses produites, sourtout quand c'est moi qui profite le plus de ce partage. Toutefois, la madame spécialiste dont il est question plus haut ferait bien de réviser le cours maternelle première année de sciences économiques, compréhensible par tous, y compris par ceux qui sortent des grandes écoles, à la condition qu'ils n'y soient pas restés trop longtemps. Tout comme ce syndicaliste qui déclara un jour dans mon téléviseur que les bénéfices de je ne sais plus quelle entreprise avaient doublés, mais que les salaires n'avaient été doublés, eux, ferait bien de le réviser, ce cours de sciences économiques maternelle première année. Car, en étudiant le cours maternel première année auquel je viens de faire référence, si on trouve logique d'augmenter les salaires de 10% quand les bénéfices augmentent de 10%, de 50% quand les bénéfices augmentent de 50% et de 100% quand les bénéfices augmentent de 100%, on devrait également trouver logique de diminuer les salaires de 10% quand les bénéfices diminuent de 10%, de 50% quand les bénéfices diminuent de 50%, et de ne pas payer de salaires quand l'entreprise ne fait pas de bénéfices, puis, de manière à éviter la faillite de l'entreprise et de conserver les emplois des camarades travailleurs auxquels elle procure du travail, d'imposer aux employés de donner assez d'argent à leur entreprise pour combler les déficits, quand l'entreprise fait du déficit. A moins, bien sûr, qu'on ait envie de devenir chômeur, et que, pour atteindre ce but, on tienne à provoquer la faillite de l'entreprise. Mais ça non plus, il ne faut pas le dire, parce que ça énerve trop de monde.

Sans prétendre que le camarade syndicaliste que je viens de citer est un couillon ou un fripon, voir un couillon et un fripon, penons le cas théorique qu'on trouve aussi souvent dans la pratique, d'une de ces entreprises qui payent parfois les salaires et les charges pendant plusieurs années, sans faire le moindre  bénéfice, ou en perdant même de l'argent et, tout à coup, elle fait 1 euro de bénéfice. Oh miracle, l'année suivante, elle double ses bénéfices! Elle fait donc 2 euros de bénéfice! Si nous suivons ce brave syndicaliste et cette belle spécialiste, puisque les bénéfices ont doublé, nous doublons les salaires des employés qui travaillent pour elle. Faites le compte! Et après ça, autre petit problème maternelle première année: combien de temps mettra cette entreprise pour être en faillite? Si vous avez le niveau maternelle première année, pour vous entraîner ou juste pour vous amuser, vous pouvez faire ce calcul avec toutes sortes de variantes possibles. Ne vous gênez pas, c'est gratuit. Maintenant, nous noterons qu'il faudrait donner un bon travail bien payé à chacun de nous et que, pour cela, il faut que des gens, pourquoi pas vous-même, prennent le risque d'aller dans les locaux d'une banque pour expliquer qu'ils veulent, ou si c'est vous, que vous voulez monter une entreprise pour faire un travail qui va rapporter, dans des délais raisonnables, de quoi financer les coûts de production de ce travail, plus de quoi rembourser l'investissement en payant des intérêts suffisants pour compenser l'inflation, et pour financer le travail fourni par l'organisme financier privé ou public auquel vous empruntez cet argent. Et il faudrait aussi que ça vous rapporte assez de bénéfices pour vivre et pour vous donner envie de prendre le risque. Ou alors, risquez donc vos économies ou endettez-vous afin d'acheter des actions pour permettre la créations d'emplois dans des entreprises qui se montent, ou dans des entreprises qui existent déjà. Allez-y, dépêchez-vous, parce que mal polis qu'ils sont, ceux qui n'ont pas de travail vont vous traiter de salauds de ne pas leur créer l'emploi dont ils rêvent. (Je sais, ça énerve)

Evidemment, comme je vous connais, je parie que vous allez dire à ces mal polis que ce sont eux les salauds, de ne pas risquer leur argent ou de s'endetter pour créer l'entreprise qui vous procurerait le bon travail bien payé que vous désirez. Oui, bien sûr, mais il faudrait certainement donner envie, à vous et aux autres, de prendre ce risque. Et comment va-t-on donner envie, à vous et aux autres, de prendre le risque de s'endetter pour créer une entreprise qui donne un bon travail bien payé à ses employés, plutôt qu'un mauvais travail mal payé? Hein? Comment? En permettant à ceux qui prennent ce risque, de faire assez de bénéfice pour leur donner envie de prendre le risque. N'est-ce pas? Ou alors, comment? On a beau chercher, pour l'instant, on n'a rien trouvé d'autre. Voilà ce qu'on apprend au cours maternelle première année de sciences économiques. Et vous reconnaîtrez avec moi, du moins je l'espère, qu'il faut vite faire suivre ce cours à de nombreux spécialistes qui viennent spécialement dans nos téléviseurs pour nous expliquer ce qu'ils ne comprennent pas très bien, ainsi qu'à nos syndicalistes qui n'ont pas l'air de tout comprendre, eux non plus. Et peut-être que cela ne ferait pas de mal à de nombreux professeurs. (Je sais, ça aussi, ça énerve.)

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte

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Bise                

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18 mai 2018

Macron contre la rue

Vous êtes au courant? Il paraît que face au gouvernement actuel de Macron, il n'y a aucune opposition politique, car les partis politiques qui composent, ou devraient composer une bonne opposition, sont en pleine décomposition. D'après quelques analystes politiques qui s'exprimèrent dans mon téléviseur, c'est pour ça que la rue et les syndicats s'opposent directement au gouvernement Macron qui, comme le monde entier le sait, est le bien aimé président de notre beau pays. Et je me dis que ces analystes si bien payés pour si bien parler dans mon poste de télévision sont drôlement intelligents et ne manquent pas d'imagination pour avoir pensé à ça, et pour nous le dire. Hélas, je me demande à quoi ça sert qu'on fasse venir ces gens à la télévision pour nous dire ça, à part donner un bon travail bien payé et pas trop fatigant à ces analystes. D'autant plus que, par le passé, nous avons souvent eu des gens dans la rue, qui suivaient ou précédaient les syndicats pour s'opposer au gouvernement du moment, alors qu'il y avait déjà une forte, et même une très forte opposition politique, qui s'opposait systématiquement à tout ce qu'essayait de faire le gouvernement légitimement élu. Pas vrai?   

Mais ce que ne disent pas ces braves gens, c'est qu'ils trouvent bizarre que personne ne trouve bizarre qu'on vote pour quelqu'un et qu'on veut vite, d'une manière ou d'une autre, empêcher ce quelqu'un qui gagne les élections, d'appliquer sa politique, c'est à dire la politique sur laquelle il a été élu. Non seulement on ne trouve pas cela bizarre mais, au contraire, on nous dit qu'il faut avoir un contre-pouvoir pour empêcher celui qui gagne les élections, d'appliquer la politique sur laquelle il a été élu. C'est à dire qu'on tient à ce que ceux qui ont perdu les élections, empêchent celui qui les a gagnées de gouverner autrement que sous le dictamen de ceux qui les ont perdues. Et quand des représentants du peuple qui  nous coûtent cher ne sont pas en mesure d'empêcher de gouverner ceux qui ont gagné les élections, on se rassure parce que des gens coûtent des millions, voir des centaines de millions au camarade citoyen à la fois contribuable et consomateur, en cassant tout et en faisant des grèves qui coûtent des millions, voir des centaines de millions au camarade citoyen. Non, personne ne trouve ça bizarre, et tout le monde a même l'air de trouver ça normal. J'en finis par me demander si j'ai tout compris, si nos maîtres et maîtres à penser ont tout compris, et si vous avez tout compris.

Reconnaissez que si on faisait la réfrome constitutionnelle que je présente régulièrement sur ce blog, ou quelque chose dans le même genre, permettant de faire de grosses économies en combinant la démocratie directe et la prétendue démocratie représentative, accompagnée de la réforme fiscale radicale qui va avec, nous en aurions fini avec ces cafouillages, et nous aurions enfin une vraie démocratie, dans laquelle on agirait vraiment selon la volonté du peuple souverain, puisque le peuple pourrait directement proposer des lois et les voter directement, indépendamment des cafouillages dont il est question dans ce qui précède. Et que de belles économies nous ferions! 

Si vous descendez un peu, vous trouverez cette réforme dans le texte intitulé: Quelques détails importants.

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte

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Bise   

 

                           

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13 mai 2018

Pas étonnant

 Vous êtes au courant? Notre dévoué ancien ministre communiste des transports Gayssot a déclaré l'autre soir à la télévion à propos de la SNCF, sinon mot à mot, du moins en substance, qu'on veut aujourd'hui privilégier la rentabilité économique, alors qu'il préfère privilégier le service public mis au service du citoyen. Et que si on ouvre la SNCF à la concurrence, ce ne sont pas les concurrents qui reprendront les lignes non rentables, mais toujours les mêmes. Et moi j'ai trouvé ça tellement beau, que j'en ai eu les larmes aux yeux. Et j'en pleure d'autant plus, qu'appliquer ce que dit ce monsieur, ça me coûte très cher pour pas grand chose, si ce n'est faire plaisir à une corporation. En effet, quand on calcule ce que coûte le fait de maintenir une ligne de chemin de fer sur laquelle circulent des trains d'un ou deux wagons presque vides, nous voyons bien que nous ferions mieux de nous cotiser pour payer le taxi ou l'autobus aux quelques passagers qui l'empruntent. Quant à l'impact négatif sur l'environnement dont nous ne manquerons pas d'entendre parler, faire circuler des trains à moteur diesel, ce n'est pas moins polluant que le transport routier. Mais, nous dira-t-on, il n'y a qu'à faire circuler des trains électriques. Oui, mais nous serons encore obligés de rappeler que produire de l'électricité, ça pollue et ça a des effets nuisibles sur le milieu, que ce soit avec des centrales nucléaires, au charbon, au fuel, les éoliennes ancrées sur des dizaines de tonnes de ferraille et de béton qu'on noie dans le sol, avec les barrages hydroliques désastreux pour l'environnement, avec les panneaux solaires dont on se propose déjà de recouvrir complètement le Sahara et, comme ça ne suffira pas, bientôt toute la planète, avec les conséquences sur l'environnement que cela suppose, sans parler des dégâts provoqués sur le milieu maritime avec les turbines actionnées par les marées. Sinon, avec quoi produit-on de l'électricité? Oui, il y a encore d'autres moyens de produire de l'électricité que je ne cite pas ici parce que ça serait trop long, mais est-ce que vous en connaissez un qui ne nuit pas à la planète? Non, il n'y a aucun moyen de produire de l'électricité sans nuire au milieu! Et avec des trains qui circulent à moitié vides, nous avons une consommation d'énergie par voyageur bien supérieure à celle nécessaire sur la route pour transporter un petit nombre de passagers dans un véhicule adapté. Pas vrai?

Voilà ce que ne comprend pas ce brave Gayssot qui fait ce qu'il peut, mais qui ne peut pas grand chose, quand il nous explique qu'il préfère favoriser le service public au sercice du citoyen, plutôt que la rentabilité économique. Car quand il nous parle des lignes non rentables, il ne comprend pas non plus que là où il n'y a pas rentabilité économique, il y a déficit. Et quand c'est l'Etat qui doit les payer, les déficits, ça veut dire me prendre de l'argent, à moi qui n'en ai pas beaucoup, ainsi, il est vrai, qu'à vous qui en avez beaucoup, pour payer les déficits que la SNCF a réalisés sous la haute autorité incompétente de Gayssot, mais aussi avant et après lui, par d'autres. Et nous pouvons noter que si ce monsieur et les autres avaient mené une politique de nature à éviter d'avoir les problèmes de la SNCF, ou une politique de nature à les résoudre, au lieu de mener une politique qui n'a pas empêché la SNCF d'avoir les problèmes qu'a cette entreprise, avec des dizaines de millions de dettes dûes aux déficits, en plus des millions qu'on prend chaque année sur notre pouvoir d'achat pour subventionner cette entreprise, nous n'aurions pas aujourd'hui à perdre encore plus de pouvoir d'achat pour payer les dettes de cette entreprise. Non, il ne comprend pas que si il avait mené une politique de nature à éviter cette gabegie, cette gabegie aurait été évitée et ça nous coûterait moins cher, à vous et à moi! Ou alors, si il comprends, ce monsieur est incontestablement un sans vergogne qui nous prend ouvertement pour des imbéciles!

Et, au lieu de se cacher parce qu'il a honte de son incompétence ou de sa malhonnêteté, voir des deux à la fois, Gayssot appelle ça favoriser le service public, au service du citoyen, alors qu'il propose juste de continuer à nuire au citoyen, en nous prenant de l'argent au bénéfice de la SNCF, ce qui fait non seulement diminuer notre pouvoir d'achat, mais aussi nos capacités d'investissement. C'est à dire que ça fait perdre des emplois et que ça fait augmenter le nombre de chômeurs, ce qui, du coup, fait inévitablement augmenter les dépenses sociales, tout en faisant diminuer les recettes. Et si jamais il s'en prend aux entreprises pour financer les dépenses dont il veut nous accabler, c'est encore à nous qu'il prend des sous, puisque les patrons doivent bien mettre tout ce que paye l'entreprise dans les prix de vente que nous payons, à moins que, pour reprendre une formule que j'utilise souvent, les patrons aillent faire des ménages la nuit et le dimanche, pour gagner de quoi financer tout ce qu'on prend aux entreprises. Oui, voilà ce que Gayssot et d'autres, communistes et pas communistes, appellent favoriser le service public mis au service du citoyen. En ce qui concerne les communistes, avec des Gayssot et d'autres dans le même genre, ce n'est pas étonnant que le communisme ait fait faillite partout où il a été instauré sous quelque forme que ce soit, et que ces échecs aient chaque fois produit des millions de morts de faim à cause de la pénurie engendrée par ce genre de régime. Hélas, enfermés dans leurs dogmes, Gayssot et les siens n'ont toujours pas compris.

Vous voyez bien qu'il est grand temps d'instaurer cette combinaison de démocratie directe et de "démocratie représentative" que je propose souvent sur ce blog, ainsi que la réforme fiscale qui va avec. 

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte

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Bise                            

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10 mai 2018

Angélique

Vous êtes au courant? Chaque fois qu'on nous annonce une tragédie pareille, le sentiment de culpabilité que j'éprouve me laisse un épouvantable goût de fiel dans la gorge. Mais, me direz-vous, je n'ai pas à me sentir coupable de ce que ce monstre a fait à cette petite fille pour satisfaire ce qu'on appelle pudiquement des pulsions, mais ce qui, en clair, signifie qu'il s'est donné du plaisir en satisfaisant ses désirs, voir en satisfaisnt ce qu'on pourrait même appeler ses bas instincts, au détriment de la petite Angélique. Si, vous répondrai-je, j'ai à me sentir coupable, et peut-être que vous aussi, mais vous, c'est à vous d'en décider, et ça ne me regarde pas.

Maintenant, je vais vous envoyer en vrac et en résumé ce qu'une madame, fort belle et fort intelligente, est venue expliquer d'une manière fort bien détaillée et ordonnée dans mon poste de télévision, au cours de l'émission "C" je ne sais plus quoi qu'on diffuse sur la cinq. Elle a dit que ce genre d'individu doit être médicalement suivi à vie, que ça vaudrait la peine de faire cette dépense, que le pourcentage de récidives à reprocher à ce genre de délinquants sexuels est très faible, et que si nous acceptions de faire cette dépense, il serait encore plus faible, et que si cet homme avait été suivi à vie, on ne peut rien garantir parce qu'on ne peut jamais rien garantir dans ce domaine, mais qu'elle veut croire qu'il n'aurait pas récidivé. Vous avez tout compris? Non? C'est normal, je vous avais prévenu, c'est succint et en vrac.

Hélas, comme elle l'a si bien dit elle-même, on ne peut rien assurer, rien garantir. C'est à dire que si nous faisons les dépenses dont elle parle, il se pourrait qu'il y ait moins de récidives, mais qu'il y en ait quand même. Et j'ajoute que, puisqu'elle a la franchise d'avouer qu'on ne peut rien assurer, elle devra bien aller jusqu'à admettre qu'il n'est même pas garanti que le nombre de ce genre de récidives diminurait vraiment si nous faisions cette dépense. Naturellement, comme elle dit qu'elle veut le croire, elle croit certainement que si on faisait cette dépense, nous aurions le résultat qu'elle veut croire que nous aurions si nous faisions cette dépense. Oui, mais si nous le croyons, c'est que nous n'en savons rien, et ça représente une grosse dépense. Avec ça, nous allons vite arriver à comprendre qu'elle propose tout simplement de condamner tous les braves gens à payer encore plus d'impôts pour financer ce que nous coûteraient ces individus en les faisant suivre médicalement à vie, en plus de ce qu'ils nous coûtent déjà. Et tout ça, pour un résultat très incertain.  

Et c'est là que j'ai un goût de fiel qui me monte à la bouche, car la solution radicale et économique qui éviterait toute récidive, je la connais, mais je ne souhaite pas la voir appliquer, parce que c'est une solution barbare. Barbare, oui, mais radicale. Et tandis que cette solution n'est pas appliquée parce que des gens comme moi ne veulent pas de cette solution parce que c'est une solution barbare, il y a toujours des victimes de récidivistes, comme cette pauvre Angélique. Du coup, j'en arrive à me demander ce qui est le plus barbare. Et pendant que j'hésite, des anges comme Angélique deviennent des martyrs sacrifiés sur l'autel de nos prétendus beaux principes. Et le comble, c'est que j'ai l'impression d'être le seul à chanceler, à hésiter, à éprouver ce sentiment de culpabilité, à me demander ce qui est le plus barbare, sans parvenir à me décider, alors que tout le monde la connaît, cette solution radicale et économique, puisque, de toute évidence, c'est la peine de mort, que je ne souhaite pas voir rétablie. Je ne souhaite pas voir la peine de mort rétablie, vous non plus, mais comme je le note chaque fois que les évènements m'y amènent, je ne suis ni assez bête, ni assez malhonnête, pour ne pas reconnaître qu'on n'a encore jamais vu récidiver un condamné à mort ayant purgé sa peine de mort. Et avec nos beaux sentiments et nos bonnes intentions, pour sauver ces délinquants sexuels qui ne récidivent pas, et pour tenter de sauver tout autant ceux qui récidivent, nous sacrifions des gosses comme Angélique.

Je pleure à l'idée de ce que cette pauvre gosse a subi, mais je suis bien obligé de suivre la tradition de ce blog, en me demandant si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte.

N'oubliez pas de venir chaque semaine sur ce blog pour découvrir ce que ce brave Régis a concocté pour vous amuser, ou pour vous faire grincer des dents. Et faites-lui beaucoup de PUB si vous aimez, ou dénoncez-le le plus possible si vous n'aimez pas.

Bise         

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07 mai 2018

Y manque pas d'air.

Vous êtes au courant? Bien sûr, que vous êtes au courant! Cela a fait assez de bruit pour que tout le monde sache qu'on a récemment demandé à François II de Hollande si Macron est le président des riches, et qu'il a répondu: "Non, il est le président des très riches! Na!" Et il a répondu ça sur le ton supérieur de l'être supérieur qui sait, face à la populace ignarde qui ne sait pas! Et c'est à ça qu'on peut mesurer sa grandeur, ou sa mesquinerie. Car qu'a-t-il fait, lui, le président qui n'aime pas les riches, à part vivre, non pas comme un riche, mais comme un très riche, sur notre dos, et dépenser notre pognon, et se faire payer très cher quand il était président, et continuer à se faire payer très cher maintenant qu'il ne l'est plus, mais toujours avec notre pognon? Si vous posez cette question à des plébéiens comme ceux que nous sommes, vous et moi, ces plébéiens vous répondront: rien, il n'a rien fait, absolument rien. Et ces plébéiens auront tort de répondre ça, car le Hollande nous a hélas coûté encore beaucoup plus de pognon que ça. 

En fait, si nous avons l'impression qu'il n'a rien fait, c'est parce que, modeste, il se cachait modestement pour travailler comme un forcené. Au début, il commença par travailler avec acharnement à se reposer avec ardeur des fatigues de la compagne électorale. Ensuite, pour entretenir la légende flatteuse du Français grand séducteur qui fait fantasmer les dames du monde entier, il courut tant et plus le jupon avec ce moyen extrêment moderne, mais dangereux, qu'est le scooteur. Vous vous rendez compte? Au risque d'avoir un accident, de tomber et de se blesser! Quel intrépide! Quel héroïsme! Il portait un beau casque, mais il aurait quand même pu se faire mal. Ensuite, il entreprit avec courage de nommer des commissions d'études qui coûtèrent très cher, juste pour qu'elles étudiassent des problèmes qui avaient déjà été étudiés maintes fois, de manière à obtenir des réponses que tout le monde connaissait déjà depuis des dizaines d'années. Puis, au lieu de s'accorder un repos bien mérité, il s'est appliqué à défaire une partie de ce qu'avait fait Sarkozy, pour refaire à grands frais la même chose d'une manière différente, dans le meilleur des cas, ou pour faire pire dans les autres. Surtout, vérifiez bien que je suis en train de vous rappeler des faits indéniables, et non pas des opinions, et vous verrez qu'il a aussi fait fuir de gros contribuables qui préférèrent aller payer des fortunes d'impôts en Belgique ou ailleurs, plutôt que de payer des fortunes d'impôts chez nous, juste parce que les propos menaçants de Hollande à leur égard les faisaient fuir, au lieu de les inciter à investir chez nous, afin d'y créer des emplois, des recettes fiscales et des "recettes sociales". Et avec ça? Pas grand chose, si ce n'est qu'il a envoyé  nos troupes guerroyer là où il fallait aller guerroyer. Et après? Je ne vois pas, à part dépenser de gros paquets de notre pognon, en faisant et en défaisant ce qu'on aurait pu éviter de faire et de défaire.

Haaa!!! J'oubliais! Il nous a pondu le mariage pour les homosexuels, qui permet le mariage des homosexuels, non pas avec une personne du sexe opposé, comme tout le monde, parce qu'ils avaient déjà ce droit, comme tout le monde, mais avec une personne du même sexe. Oui, il a accouché de ça, ça fait plaisir à certains et ça déplait à d'autres, c'est certes très beau et très grand, ça nous a occupé pendant un bon moment, mais il a fait ça sans passer par un référendum de manière à bien vérifier que la majorité des français était d'accord, ce qui eut été plus démocratique, et de toute évidence, cela n'a rien résolu des problèmes que François avait promis de résoudre pour se faire élire. Pas vrai?

Et surtout, tandis que d'autres pays se relevaient à une allure soutenue de la crise, avec Hollande, nous avions tout juste droit à quelques signes encourageants, puis à une petite, toute petite reprise, parce que nous profitions petitement de la bonne reprise mondiale. Naturellement, bien qu'elle soit ridiculement toute petite chez nous par rapport à ce qui fut obtenu dans certains pays comparables, il s'attribue tout le mérite de cette petite reprise produite chez nous par la reprise mondiale. C'est un résultat tellement maigre, que même les gens de son parti qui le soutiennent, ne parviennent pas à présenter avec conviction, un bilan convaincant de sa politique! Et c'est avec ce bilan rachitique que François II de Hollande vient aujourd'hui pavoiser, et critiquer Macron qui ne fera peut-être pas grand chose de bon, mais qui a au moins l'air d'essayer. Heureusement que le ridicule ne tue pas, et la mesquinerie non plus, car je serais probablement mort depuis longtemps, et lui aussi.

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point.

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte

N'oubliez pas de venir chaque semaine sur ce blog pour découvrir ce que ce brave Régis a concocté pour vous amuser, ou pour vous faire grincer des dents. Et faites-lui beaucoup de PUB si vous aimez, ou dénoncez-le le plus possible si vous n'aimez pas.

Bise            

Posté par 161171 à 08:09 - Permalien [#]

03 mai 2018

Astérix et Obélix

Vous êtes au courant? L'autre jour, alors que je regardais tranquillement les informations, j'ai cru qu'on présentait une nouvelle adaptation cinématographique d'Astérix et Obélix. Mais ce qui m'a paru bizarre, c'est que ces deux personnages péroraient devant les caméras en costume cravate, soit une tenue totalement anachronique. Et en plus, ils évoluaient devant un de ces magnifiques édifices que seul les Romains savaient construire en ce temps-là. J'ai d'abord logiquement cru qu'ils se trouvaient à Rome, jusqu'au moment où j'ai reconnu ce grand bâtiment de pierre: La Maison Blanche! C'était la Maison Blanche! Astérix et Obélix à la Maison Blanche? Impossible! Elle n'existait pas encore à leur époque! C'est à partir de ce moment que, en regardant bien, j'ai fini par comprendre qu'il ne s'agissait pas d'Astérix et d'Obélix, mais de Trump et de Macron. Ce qui me fut d'ailleurs confirmé pas les commentaires que distillait mon poste de télévision. Oui, mais quelle vision magique avais-je eu! 

Vous allez sans doute penser que j'ai la cervelle quelque peu dérangée pour avoir cru reconnaître Astérix le gaulois et son ami tout aussi gaulois Obélix, en la personne de Trump et de Macron, mais en observant soigneusement les images qu'on nous a montrées de cette rencontre, vous admettrez que la ressemblance est telle, qu'ils devraient éviter de se montrer ensemble pour que quelques hurluberlus dans mon genre n'aient pas cette impression. D'autant plus qu'ils nous offrirent une pantomime digne des bandes dessinées les plus débridées. Bien que n'étant pas un expert en la matière, je peux vous garantir que le couple Trump-Macron n'est pas juif orthodoxe, car les juifs orthodoxes ont bien le droit de s'aimer, et même de s'aimer à la folie, mais ils n'ont pas le droit de se toucher en public, alors que le Trump et le Macron ne s'en privèrent pas, de se toucher, de se caresser, de se "papouiller", de se bisouiller, de se promener en se tenant tendrement par la main devant les caméras du monde entier. En voyant ce que furent leurs ébats en public, je n'ose imaginer à quel point ils furent torrides dans l'intimité. Ha!... l'amour, l'amour, toujours l'amour, que c'est beau, l'amour! Oui mais, avare que je suis, quand je pense à ce que ce beau voyage en compagnie de son épouse a couté au contribuable français, pour que Macron aille se faire papouiller par Trump, et pour qu'il aille aussi se faire applaudir par les membres flagorneurs du congrès américain, puis par quelques universitaires américains tout aussi flagorneurs que leurs congressistes, j'en fais une jaunisse! 

Car notre petit Astérix a beau être assez vaniteux pour croire qu'un tel voyage, avec ces échanges de papouilles, va vraiment influencer la politique menée par le gros pataud de Trump, en regardant bien les images qu'on nous a présentées à ce sujet, il finira par comprendre que les USA sont un grand pays avec, bon ou mauvais, un grand président à l'échelle de ce grand pays, qui a épousé un grande femme à sa taille, qui porte un gigantesque soutien gorge en béton armé, nécessaire pour projeter en avant ses énormes attributs qui tomberaient par terre de tout leur énorme poids sans ce soutien, mais qui sont eux aussi à l'échelle de ce grand pays, alors que la France n'est qu'un tout petit pays, avec un tout petit président gringalet à l'échelle de notre petit pays, qui a épousé une petite épouse toute fluette, à l'échelle, elle aussi, de notre petit pays, qui voudrait donner des leçons au grand géant. Quand nous leur envoyons un petit président pareil à l'échelle de notre petit pays, avec la prétention d'influencer leur politique, éblouis par tant d'arrogante naïveté, ils ne peuvent qu'applaudir à s'en péter les jointures, et ricaner en douce à s'en péter la bedaine. Quel cruauté! Si ces Américains étaient de braves gens, au lieu d'applaudir de la sorte, ils nous conseilleraient d'arrêter de nous couvrir de ridicule. D'autant plus que nous ne gênons pas, nous, pour dénoncer avec mépris les extravagances et les ridiculeries des Américains et de leurs présidents. Pas vrai? 

Moi, je n'oserais jamais aller la-bas exiber une toute petite épouse à l'échelle de la France. Les Américains ont certainement compris que quand le couple Macron voyage en montgolfière, il a intérêt à emporter du lest, si il ne veut pas que la brise les mette en orbite, alors que lorsque la femme de Trump voyage en montgolfière, même par grand vent, elle n'a pas besoin d'emporter du lest, ni son lourdaud de mari; sa poitrine suffit! Et quand il faut en lâcher, du lest, elle n'a qu'à se pencher par dessus bord, et enlever son soutien gorge. Pour lester à nouveau, elle n'a qu'à tout remonter pour remettre son soutien gorge. Et en plus, notre président veut donner des leçons à Trump, alors qu'on nous annonce que nous avons enfin un tout petit peu moins de ce chômage que nous sommes les seuls à trainer en permanence depuis les premiers chocs pétroliers des années soixante dix, tandis que les Américains et beaucoup d'autres en ont toujours eu beaucoup moins que nous entre les différentes crises qui émaillèrent le passage du temps depuis cette époque. Certes, durant ces crises, le nombre de chômeurs a douloureusement augmenté chez les autres, mais il a aussi augmenté chez nous en période de crise, alors que chez nous, en plus d'être resté très élevé quand il diminuait chez les autres entre deux périodes de crise, il a aussi augmenté en période de crise comme chez les autres. Pas vrai? Et quand on nous parle des pauvres des USA et des autres, nous oublions facilement le nombre de pauvres qui, chez nous, meurent chaque année de faim et de froid dans la rue depuis les années soixante dix. Oui, les Américains sont cruels quand ils applaudissent si fort notre président qui va chez eux leur donner des leçons de multilatéralisme, alors qu'avec les mesures de protectionnisme de Trump, nous devons bien admettre que des usines dont la construction était prévue dans d'autres pays, furent construites aux USA dès que les mesures de Trump furent annoncées. Cela, bien entendu, avec la création d'emplois et de richesses aux USA que cela suppose. Et le nombre d'emplois perdus aux USA à fortement diminué, tandis que le nombre d'emplois créés y a fortement augmenté, même si, il est vrai, malgrè ces résultats, les valeurs américaines ont illogiquement perdu de la valeur. Vous voyez ce que je veux dire?

Avec tout ça, le Trump a beau être un gros lourdaud empoté de la cervelle, et du reste, j'ai bien peur que ce ne soient pas les poupouilles de Macron qui lui feront faire du monolatéralisme, ou du multilatéralisme, dont lui a parlé Macron, mais les résultats obtenus par son pays, comparés à ceux obtenus par le notre, et par l'Europe. Et comme c'est nous qui payons ce que coûtent ses voyages, je propose que Macron fasse lui-même payer les spectateurs quand il va se faire applaudir en Inde, aux USA, ou dans n'importe quel pays, et qu'il mette la recette au budget de l'Etat, pour rembourser partiellement le citoyen contribuable français, qui finira par en avoir plus qu'assez, que nos présidents et d'autres se payent de beaux voyages pour aller faire les beaux dans de beaux pays, sur le compte du contribuable français.  

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte.

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Bise  

                            

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29 avril 2018

Jetés hors des universités

Vous êtes au courant? La police a osé jeter hors des l'universités, les étudiants qui y campaient. Ces policiers ne respectent vraiment rien! En effet, ces jeunes étudiants, dont le visage de certains porte les stigmates trahissant qu'ils ne sont encore que des adolescents boutonneux, malgré les pommades dont ils se badigeonnent la face pour cacher leur acné juvénile, se sont héroïquement mis en grève comme des grands, et ont occupé les universités pour empêcher leurs camarades désireux d'étudier sérieusement, de trahir leur cause en continuant à suivre les cours. Et il a été dit dans mon téléviseur, que de braves professeurs approuvent ce mouvement estudiantin, parce qu'ils désapprouvent la sélection qu'impose la loi qu'on veut leur imposer, et les conditions dans lesquelles les étudiants doivent étudier. Et ces actions, prétendent-ils, sont menées contre le gouvernement, ou contre l'Etat, et même contre le gouvernement et l'Etat, qui ne leur accordent pas tout ce qu'ils réclament pour que tout le monde puisse faire des études universitaires comme c'est qui veulent. Et certains de ces braves étudiants grèvistes sont allés jusqu'à dire, qu'ils désirent fêter les cinquante ans de mai soixante huit par un grand mouvement du même genre, mais en plus grandiose. (Je le sais, je l'ai vu à la télé)

Evidemment, ces petits adolescents boutonneux d'aujoud'hui qui veulent fêter "Mai 68" par un "Mai 2018" grandiose, sont bien trop petits pour savoir que ceux de soixante huit s'amusèrent si bien à fêter "Mais 68" dans la joie, parce que ces gamins étaient de jeunes privilégiés qui n'avaient pas besoin de travailler pour avoir de quoi vivre. En effet, la majorité des jeunes de mon époque commençaient à travailler chez un patron comme apprenti, dès l'âge de quatorze ans. Seul ceux, une minorité, qui avaient des parents assez riches pour les entretenir pendant qu'ils étudiaient, purent s'amuser à célébrer "Mai 68" dans la joie. Pour le reste de la population qui avait besoin de travailler chaque jour, pour avoir de quoi manger chaque jour, comme moi, par exemple, "Mai 68" fut un véritable enfer. Evidemment, comme ce sont les nantis qui ont accès aux médias et qui écrivent l'histoire, personne ne signale que les étidiants de "Mai 68" pourrirent la vie des pauvres qui, en plus d'avoir eu la vie pourrie par les étudiants pendant "Mai 68", durent travailler encore plus dur et se priver après mai soixante hui, pour payer ce que coûta cette plaisenterie qui coûta fort cher à tous, sauf à ceux qui s'en réjouirent. Voilà ce que ceux d'aujourd'hui ignorent, parce que leurs professeurs ne le leur ont pas enseigné. Et ce n'est pas tout!         

Si ces étudiants grèvistes d'aujourd'hui portent plainte contre les professeurs qui les ont formés, ils obtiendront certainement des dommages et intérêts, pour ce que ces professeurs leur ont fait. Mais ne il faut pas que ce soit l'institution qui paye ces dommages et intérêts avec nos impôts, il faut que chaque professeur paye ces dommages et intérêts avec son propre argent, même si cela lui impose de faire des ménages, la nuit et le dimanche. Car ce que ces professeurs ont fait à ces étudiants est très grave! En effet, nous savons bien, vous et moi qui ne sommes ni étudiants ni professeurs, que l'éducation nationale, avec ses écoles et ses universités, nous coûtent déjà très cher, alors que les enseignants n'ont même pas été capables d'enseigner aux étudiants des universités que ce n'est pas le gouvernement qui paye ce que coûtent les étudiants, leurs professeurs, les locaux et tout le reste, mais nous, les camarades citoyens contribuables. Et non contents de nous coûter déjà aussi cher, ils exigent de nous couter encore plus cher pour satisfaire leurs désirs! Quand, en plus, on voit dans quel état ils ont mis les locaux des universités desquels la police les a délogés, on peut dire que lorsque c'est le citoyen contribuable qui paye pour eux, ils ne regardent pas à la dépense. Et si on leur faisait payer les dégâts qu'ils ont causés, juste pour leur faire comprendre ce que leurs professeurs ne leur ont pas enseigné? Et peut-être même pour le faire comprendre aux professeurs qui n'ont pas l'air de l'avoir compris, eux non plus? 

Puisque professeurs et étudiants ne comprennent pas que les écoles et les universités ne leur appartiennent pas, mais appartiennent à ceux qui payent, c'est à dire à vous et à moi, pourquoi ne les occuperions-nous pas, nous, les citoyens qui finançons tout ça avec nos impôts? Hein? Pourquoi n'empêcherions-nous pas les étudiants d'aller suivre les cours, tout en privant les professeurs du salaire de chaque jour où nous les empêcherions de travailler? Ou alors, pourquoi n'exigeons-nous pas que les locaux saccagés par les étudiants restent dans l'état où les étudiants les ont mis, juste pour leur apprendre à vivre? Et puisque c'est nous qui payons, pourquoi n'allons-nous pas les saccager encore davantage et empêcher qu'on les remette en état avec notre argent? Si vous me posez ce genre de question, je répondrai que je ne sais pas, à moins que ce soit parce que, ayant été formés, nous aussi, par notre système scolaire, nous ne comprenons pas mieux les choses que les étudiants et leurs professeurs. Ou alors, c'est que nous sommes comme ce personnage dont il est question dans la formule: "Cocu, battu, content."

Et pourquoi ne pas financer notre sytème scolaire en calculant bien tout ce qu'il coûte chaque année, puis le pourcentage de la totalité des revenus de l'année que cela représente, et en faisant payer séparemment à chacun de nous ce pourcentage de son revenu destiné à financer notre système scolaire et universitaire? On pourrait même nous envoyer une facture séparée et détaillée, avec ce que nous coûtent l'enseignement, ainsi que les dégradations et autres actes de vandalisme commis au cours des grèves estudiantines et le reste du temps. Ce n'est pas une bonne idée, ça? Il se pourrait alors que tout le monde comprenne, professeurs et élèves compris, que ce n'est pas à l'Etat ni au gouvernement qu'ils s'en prennent, mais à notre porte monnaie, à vous et à moi. Il n'y aurait alors plus qu'à instaurer cette combinaison de démocratie directe et de démocratie représentative à laquelle je fais souvent allusion sur ce blog, pour qu'on agisse dans les écoles et à l'université, comme on doit agir dans une démocratie, en tout, partout, pour tout, en toutes circonstances, c'est à dire selon la volonté du peuple. Et la volonté du peuple, dans une démocratie, ça se traduit par la volonté de la majorité du peuple, et la majorité du peuple, ça commence à la moitié, plus une personne! Vous ne me croyez pas? Vérifiez!

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte

N'oubliez pas de venir chaque semaine sur ce blog pour découvrir ce que ce pôvre Régis a concoté pour vous amuser, ou pour vous faire grincer des dents. Et faites-lui beaucoup de PUB si vous aimez, ou dénoncez-le le plus possible si vous n'aimez pas.

Bise                         

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25 avril 2018

Quatre vingt et soixante dix

Vous êtes au courant? Des membres très éminents de notre gouvernement bien aimé, présidé par notre non moins bien aimé  président Macron, ont annoncé que la décision de limiter la vitesse à quatre vingt kilomètres heure est maintenue, et sera bientôt appliquée, même si ça ne nous plait pas. Na! Pourquoi, me direz-vous? Parce que Maqueron il a dit: "C'est moi que je commande parce que c'est moi que je suis le chef, parce que c'est moi que j'ai été élu." Il n'a certes pas dit ça de cette façon, parce qu'il s'exprime beaucoup mieux que moi, mais c'est bien ce que j'ai compris. Et il n'a pas non plus dit qu'il a été élu à cause que Fillon s'est trouvé pris dans une affaire judiciaire qu'on a faite éclater juste à ce moment-là, et que même les juges les plus empressés de l'étaler au grand jour à l'époque, ont l'air de l'avoir complètement oubliée depuis que lui, Macron, a été élu, comme si on avait voulu faire croire qu'on a fait éclater cette affaire judiciaire pour qu'il n'y ait plus eu personne d'autre que lui, Macron, en mesure de gagner les élections. Mais bien sûr que nous savons que ça n'a pas été fait exprès pour faire croire que ça a été fait pour faire perdre les élections à Fillon et pour faire élire Macron! Nous le savons bien, mais c'est quand même lui qui a été élu, et qui peut dire: "C'est MOI que je commande parce que c'est MOI que j'ai été élu." Rena!

Oui, mais si nous avons bien écouté, nous avons aussi compris que ce n'est pas juste pour jouer aux grands chefs que notre président bien aimé et son équipe ont décidé de réduire la vitesse autorisée sur les routes, mais pour sauver des vies humaines. Et ça, c'est beau! Monsieur Emmanuel Barbe a même insisté sur le fait qu'une réduction moyenne de 10 Km/h fait diminuer de 4,6% le nombre de morts sur les routes. Et la preuve qu'il sait de quoi il parle, c'est que des tas de gens, y compris parmi les membres d'associations d'usagers de la route, nous racontent la même chose depuis des dizaines d'années. Voilà d'ailleurs pourquoi ça fait des années que, chaque fois qu'on nous a parlé d'imposer une diminution de la vitesse autorisée de 10km/h, je me suis empressé d'écrire qu'après avoir fait diminuer le nombre de morts sur les routes de 4,6% en faisant diminuer la vitesse de 10km/h, donc en la fixant à 80Km/h, nous pourrons à nouveau faire diminuer le nombre de morts de 4,6% en la ramenant ensuite à 70km/h, puis encore de 4,6% en la ramenant à 60km/h, et ainsi de suite jusqu'à 0km/h, puis de 4,6% en la limitant à -10km/h, puis à -20km/h, et ainsi de suite jusqu'au moment où nous aurons compté que nous n'aurons plus de morts sur les routes. Et je vous prie d'avoir la gentillesse de ne pas me dire que je raconte des bêtises, car je suis juste en train d'appliquer la théorie que ces braves gens nous présentent aujourd'hui, comme on nous l'a présentée pendant des dizaines d'années, alors qu'il y a de nombreux endroits où la vitesse autorisée est tellement élevée qu'elle est mortelle, tandis qu'elle est tellement ridiculement basse à d'autres endroits, qu'il faut descendre pour pousser la voiture, si on ne veut pas courir le risque de se faire photographier

Et je vous parie qu'ils arriveront à nous démontrer, chiffres à l'appui, que cette diminution de la vitesse autorisée pour faire diminuer le nombre de morts sur les routes,  ça marche. Tout comme on nous l'a démontré lorsque la vitesse autorisée en ville était de 60km/h, et qu'on l'a réduite à 50km/h. Quelque temps avant l'application de cette mesure, un journaliste s'est permis de déclarer dans mon poste de télévision, à moi, que j'avais payé avec mes sous, que l'annonce de cette limitation prochaine à 50 km/h avait déjà fait diminuer le nombre d'accidents sur les routes. Voilà ce qu'on nous a expliqué! Que juste le fait d'avoir annoncé qu'on allait réduire la vitesse autorisée en ville, avait fait diminuer le nombre d'accidents! Et on nous disait le nombre exact! Fort!!!. Je suppose que c'était un miracle. Hélas, quelques temps après l'application de cette mesure, le même journaleux expliqua dans mon téléviseur, que l'effet 50km/h commençait à diminuer, puisque le nombre d'accidents recommençait à augmenter gravement. Le seul truc qu'il n'a pas signalé, c'est que quelques temps avant l'application de cette limitation de vitesse à 50km/h, en ville, tout le monde continuait à rouler à plus de 60km/h, mais qu'il y avait des policiers à chaque coin de rue, dont la présence ne faisait pas vraiment diminuer la vitesse à laquelle nous roulions, mais ramenait les plus téméraires à la sagesse. Mais comme la police ne sert pas qu'à ça, au bout d'un certain temps, bon nombre de ces policiers fut retiré des routes afin qu'ils accomplissent à nouveau d'autres besognes. Et c'est à partir de là, que le nombre d'accidents recommença à augmenter. Mais le journaliste ne l'a pas dit, ça, que le nombre d'accidents avait diminué avec la présence d'un nombre démesuré de policiers à chaque coin de rue, et avait à nouveau augmenté avec le retrait de ces policiers.     

Avec ça, vous avez certainement noté que nous avons le droit de conduire sans permis de petites boites à sardines qui roulent à la vitesse de 70km/h. N'est-ce pas? Si on peut conduire sans permis des petits bidules pareil à 70km/h, il est bien évident qu'il serait stupide d'exiger un permis de conduite pour rouler à 80km/h avec des voitures beaucoup plus fiables, à la tenue de route nettement supérieure, beaucoup plus solides, et dont la carrosserie offre une bien meilleure protection en cas de choc. Il faudra donc exiger qu'on n'exige plus le permis de conduire pour rouler à 80km/h sur les routes, et qu'il soit obligatoire seulement sur les autoroutes et autres voies où la vitesse autorisée sera supérieure à 80km/h. Pas vrai? Pour obtenir ce résultat, ou pour empêcher cette réduction de la vitesse autorisée, encore faudrait-il mener une action de choc, dans le genre de celles que les gens de la SNCF et nos braves fonctionnaires ont le secret. Pas vrai? Oui, mais comment, me direz-vous? Je ne sais pas, moi.......peut-être, dans le respect de la loi, les routiers mécontants pourraient-ils faire une grosse grève, au cours de laquelle ils bloqueraient toutes les voies, y compris les voies de chemin de fer, et nous pourrions tous nous joindre à eux, dans la grève et dans d'autres actions? Tout cela dans le plus strict respect de la loi, certes, mais néanmoins d'une manière extrêment contondante.

Evidemment, en plus de ce qui précède, je pourrais proposer de ne plus payer nos impôts jusqu'à ce que nous ayons obtenu satisfaction, mais ce serait commettre un délit que de vous inciter à commettre des délits, et je ne veux pas commettre de délit, ni pousser qui que ce soit à en commettre. De toute façon, je sais bien que vous êtes comme moi, c'est à dire honnêtes et dégonflés; que non seulement vous respectez la loi parce que vous n'êtes pas des délinquants, mais que vous avez également bien trop peur d'avoir à payer les majorations que votre refus de payer vos impôts à temps entraînerait. Et comme dans les associations d'usagers de la route, nombreux sont ceux qui sont d'accord avec cette limitation de vitesse à 80km/h, vous allez râler, exactement comme moi, râler, encore râler....et vous soumettre. La seule chose qu'on oublie dans tout ça, c'est la démocratie. Si vous fouillez un peu dans ce que vous pouvez trouver sur ce blog, vous découvrirez un texte dans lequel j'explique comment on pourrait instaurer un système combinant la démocratie directe et la prétendue démocratie représentative, tout en faisant d'énormes économies. Avec ça, la volonté du peuple, dans ce domaine, et dans les autres, serait enfin respectée.  

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte

N'oubliez pas de venir chaque semaine sur ce blog pour découvrir ce que ce bon Régis a concocté pour vous amuser, ou pour vous faire grincer des dents. Et faites-lui beaucoup de PUB si vous aimez, ou dénoncez-le le plus possible si vous n'aimez pas.

Bise   

              

Posté par 161171 à 15:13 - Permalien [#]

Détails importants

Je vous ai déjà présenté ce texte le 24 juin 2017, mais comme je trouve qu'il va bien avec celui qui précède, je vous le présente à nouveau. De toute façon, si vous avez déjà lu ces deux textes, ça vous fera une bonne révision de mon programme de sciences politiques maternelle première année.

Vous êtes au courant? Non? Alors c'est que vous ne me lisez pas régulièrement, et ça, c'est pas bien! Na! Je fais souvent allusion à l'ajout d'une part de démocratie directe à notre système représentatif, qui permettrait à la fois de toujours agir selon la volonté de la majorité du peuple souverain, car c'est ça, la démocratie, et que parler de démocratie quand cela n'est pas respecté, c'est de l'escroquerie, et cette part de démocratie directe permettrait également de faire d'énormes économies, en réduisant l'appareil de notre système représentatif dans d'énormes proportions. Mais encore faut-il que ce soit bien fait, et si nous laissons cela aux soins de nos politicards et de nos intellectuels, dont quelques uns réussissent le tour de force de faire partie de la caste sans même avoir d'intellect, ils vont surtout s'accrocher à leur os, tout en nous faisant une magnifique démonstration de cette merveilleuse incompétence à laquelle ils nous ont habitués. Pas vrai? Vous me direz que là, je suis méchant, et vous aurez raison. Mais je ne sais pas pourquoi, de temps en temps, je m'emporte, comme ça, tout seul. A moins que je sois si méchant tout simplement parce que je m'appelle Régis Ducon Lajoie la Marée Monte et que, c'est bien connu, les cons sont méchants? 

Mais quelque soit mon niveau de méchanceté, revenons à la démocratie. Pour qu'elle soit respectée, il faut que n'importe quel citoyen jouissant de ses droits civiques puisse provoquer un référendum sur quelque sujet que ce soit en présentant un certain nombre de signatures, sans qu'on fasse n'importe quoi, n'importe comment. Pour cela, le camarade citoyen désireux de provoquer un référendum devrait commencer par déclarer son intention de réunir le nombre de signatures nécessaire à une entité adminstrative compétente. Cette dernière lui remettrait un formulaire à remplir d'une manière très précise. Pour que ce soit plus facile à comprendre, supposons qu'il y en ait un qui veuille rétablir la peine de mort. Je choisis cet exemple, non pas pour traiter de la peine de mort, mais parce que c'est un exemple facile pour faire comprendre comment cela devrait fonctionner. Et là, il y en a qui sont déjà largués, et qui commencent à dire: "Mais qu'est-ce que c'est qui raconte! Y parle de la peine de mort en disant qui parle de la peine de mort sans parler de la peine de mort! Et moi je suis pour, ou je suis contre!!!" Oui, il y a des gens qui m'ont déjà fait le coup en me regardant droit dans les yeux! Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, et les autres, j'espère que vous, vous avez compris, et que vous n'allez pas me faire un coup pareil!

Pour tout ceux qui ont compris, précisons que la requête présentée pour provoquer un référendum à ce sujet, dont le contenu serait: "Rétablissement de la peine de mort." Ou "Rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus graves." serait irrecevable. Il faudrait marquer pour quels délits, avec les articles de loi. Et puis, vouloir la peine de mort, c'est bien beau, mais il faudrait aussi savoir comment on les zigouille, les condamnés. On leur envoie la femme du mec qui veut rétablir la peine de mort en furie, pour qu'elle leur arrache les yeux, qu'elle les étrangle et qu'elle leur mange le foie? Si oui, il faudrait le marquer. C'est à dire qu'il faudrait marquer par quel moyen on exécute les condamnés, et qui les exécute, et si on en fait du pâté pour lutter contre la faim dans le monde. Et puis, si jamais une mesure réclamée par ce moyen va à l'encontre de lois ou de règlements déjà existants, il faudrait encore marquer que cela doit automatiquement abroger toutes lois ou réglements contraires déjà existants, en précisant bien lesquels, avec tous les articles bien numérotés. Et en plus, il faudrait également marquer combien cela va coûter, et combien ça va rapporter. Et à la moindre erreur, volontaire, ou involontaire, la demande d'autorisation de réunir les signatures nécessaires pour provoquer ce référendum serait inacceptable. Tout cela devrait évidemment être publié dans le journal officiel, ou dans un autre journal officiel qui ne s'appellerait pas comme ça, mais dont le contenu serait tout aussi officiel, et auquel tout le monde pourrait avoir accès.

Naturellement, les signatures ne seraient pas recueillies sur un rouleau de papier toilette, mais bel et bien sur l'imprimé délivré par l'autorité administrative chargée de ce travail, et duement rempli par le camarade citoyen désireux de provoquer le référendum. Inutile de préciser que l'administration conserverait une copie de l'original. Ainsi, le citoyen qui offirait sa signature, saurait exactement de quel référendum il s'agit. Une fois le nombre de signatures de citoyens jouissant de leurs droits civiques requis obtenu, nombre qu'il faudrait déterminer avec soin, pour qu'il ne soit ni trop élevé, ni trop petit, le document serait alors remis à l'entité administrative compétente, afin que toutes vérifications utiles puissent être effectuées, et lorsque cette demande de référendum serait remise assez tôt avant les élections présidentielles suivantes, ce référendum serait célébré en même temps que l'élection présidentielle, en compagnie de tous les référendums demandés de cette manière par d'autres citoyens, ce qui permettrait aux candidats à la présidence de notre belle république, d'en débattre pendant la campagne électorale.

Avec ça, il y aurait lieu de réduire considérablement l'appareil de notre prétendue démocratie représentative, ce grâce à quoi nous ferions d'énormes économie.

Evidemment, personne ne pourrait contrevenir à l'exercice de la souveraineté du peuple, dès lors que les règles seraient respectées, et quand une mesure serait ainsi présentée et votée directement par le peuple, non seulement nos élus ne pourraient pas y toucher, mais son application devrait être automatique. Et malheur à qui essayerait de s'y opposer, ne fusse qu'en rêve! 

Tout le monde comprendra qu'on ne peut pas expliquer parfaitement une constitution en quelque lignes mais, je l'espère, ce qui précède donne une idée assez juste de ce qu'il conviendrait de faire à la fois simple, facile, économique et vraiment démocratique. Comme je le précise régulièrement quand j'aborde ce sujet, cette part de démocratie directe devrait être accompagnée de la réforme fiscale à laquelle je fais également souvent allusion, de manière à ce que chaque citoyen sache en permanence combien lui coûte ce qui se fait, ou ce qui pourrait se faire. Et si on vous demande un jour de signer pour provoquer un référendum sur quelque mesure que ce soit, dont vous ne voulez pas, vous n'aurez qu'à ne pas la signer!!! Et si jamais ce référendum à lieu quand même parce que assez nombreux seront ceux qui auront signé, vous n'aurez qu'à voter comme bon vous semble. Facile!!! Non?!!!     

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte.

N'oubliez pas de venir chaque semaine sur ce blog pour découvrir ce que ce brave Régis a concocté pour vous amuser ou pour vous faire grincer des dents. Et faites-lui surtout de la PUB si vous aimez, ou dénoncez-le le plus poussible si vous n'aimez pas.

Bise        

        

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