Vous êtes au courant? La police a osé jeter hors des l'universités, les étudiants qui y campaient. Ces policiers ne respectent vraiment rien! En effet, ces jeunes étudiants, dont le visage de certains porte les stigmates trahissant qu'ils ne sont encore que des adolescents boutonneux, malgré les pommades dont ils se badigeonnent la face pour cacher leur acné juvénile, se sont héroïquement mis en grève comme des grands, et ont occupé les universités pour empêcher leurs camarades désireux d'étudier sérieusement, de trahir leur cause en continuant à suivre les cours. Et il a été dit dans mon téléviseur, que de braves professeurs approuvent ce mouvement estudiantin, parce qu'ils désapprouvent la sélection qu'impose la loi qu'on veut leur imposer, et les conditions dans lesquelles les étudiants doivent étudier. Et ces actions, prétendent-ils, sont menées contre le gouvernement, ou contre l'Etat, et même contre le gouvernement et l'Etat, qui ne leur accordent pas tout ce qu'ils réclament pour que tout le monde puisse faire des études universitaires comme c'est qui veulent. Et certains de ces braves étudiants grèvistes sont allés jusqu'à dire, qu'ils désirent fêter les cinquante ans de mai soixante huit par un grand mouvement du même genre, mais en plus grandiose. (Je le sais, je l'ai vu à la télé)

Evidemment, ces petits adolescents boutonneux d'aujoud'hui qui veulent fêter "Mai 68" par un "Mai 2018" grandiose, sont bien trop petits pour savoir que ceux de soixante huit s'amusèrent si bien à fêter "Mais 68" dans la joie, parce que ces gamins étaient de jeunes privilégiés qui n'avaient pas besoin de travailler pour avoir de quoi vivre. En effet, la majorité des jeunes de mon époque commençaient à travailler chez un patron comme apprenti, dès l'âge de quatorze ans. Seul ceux, une minorité, qui avaient des parents assez riches pour les entretenir pendant qu'ils étudiaient, purent s'amuser à célébrer "Mai 68" dans la joie. Pour le reste de la population qui avait besoin de travailler chaque jour, pour avoir de quoi manger chaque jour, comme moi, par exemple, "Mai 68" fut un véritable enfer. Evidemment, comme ce sont les nantis qui ont accès aux médias et qui écrivent l'histoire, personne ne signale que les étidiants de "Mai 68" pourrirent la vie des pauvres qui, en plus d'avoir eu la vie pourrie par les étudiants pendant "Mai 68", durent travailler encore plus dur et se priver après mai soixante hui, pour payer ce que coûta cette plaisenterie qui coûta fort cher à tous, sauf à ceux qui s'en réjouirent. Voilà ce que ceux d'aujourd'hui ignorent, parce que leurs professeurs ne le leur ont pas enseigné. Et ce n'est pas tout!         

Si ces étudiants grèvistes d'aujourd'hui portent plainte contre les professeurs qui les ont formés, ils obtiendront certainement des dommages et intérêts, pour ce que ces professeurs leur ont fait. Mais ne il faut pas que ce soit l'institution qui paye ces dommages et intérêts avec nos impôts, il faut que chaque professeur paye ces dommages et intérêts avec son propre argent, même si cela lui impose de faire des ménages, la nuit et le dimanche. Car ce que ces professeurs ont fait à ces étudiants est très grave! En effet, nous savons bien, vous et moi qui ne sommes ni étudiants ni professeurs, que l'éducation nationale, avec ses écoles et ses universités, nous coûtent déjà très cher, alors que les enseignants n'ont même pas été capables d'enseigner aux étudiants des universités que ce n'est pas le gouvernement qui paye ce que coûtent les étudiants, leurs professeurs, les locaux et tout le reste, mais nous, les camarades citoyens contribuables. Et non contents de nous coûter déjà aussi cher, ils exigent de nous couter encore plus cher pour satisfaire leurs désirs! Quand, en plus, on voit dans quel état ils ont mis les locaux des universités desquels la police les a délogés, on peut dire que lorsque c'est le citoyen contribuable qui paye pour eux, ils ne regardent pas à la dépense. Et si on leur faisait payer les dégâts qu'ils ont causés, juste pour leur faire comprendre ce que leurs professeurs ne leur ont pas enseigné? Et peut-être même pour le faire comprendre aux professeurs qui n'ont pas l'air de l'avoir compris, eux non plus? 

Puisque professeurs et étudiants ne comprennent pas que les écoles et les universités ne leur appartiennent pas, mais appartiennent à ceux qui payent, c'est à dire à vous et à moi, pourquoi ne les occuperions-nous pas, nous, les citoyens qui finançons tout ça avec nos impôts? Hein? Pourquoi n'empêcherions-nous pas les étudiants d'aller suivre les cours, tout en privant les professeurs du salaire de chaque jour où nous les empêcherions de travailler? Ou alors, pourquoi n'exigeons-nous pas que les locaux saccagés par les étudiants restent dans l'état où les étudiants les ont mis, juste pour leur apprendre à vivre? Et puisque c'est nous qui payons, pourquoi n'allons-nous pas les saccager encore davantage et empêcher qu'on les remette en état avec notre argent? Si vous me posez ce genre de question, je répondrai que je ne sais pas, à moins que ce soit parce que, ayant été formés, nous aussi, par notre système scolaire, nous ne comprenons pas mieux les choses que les étudiants et leurs professeurs. Ou alors, c'est que nous sommes comme ce personnage dont il est question dans la formule: "Cocu, battu, content."

Et pourquoi ne pas financer notre sytème scolaire en calculant bien tout ce qu'il coûte chaque année, puis le pourcentage de la totalité des revenus de l'année que cela représente, et en faisant payer séparemment à chacun de nous ce pourcentage de son revenu destiné à financer notre système scolaire et universitaire? On pourrait même nous envoyer une facture séparée et détaillée, avec ce que nous coûtent l'enseignement, ainsi que les dégradations et autres actes de vandalisme commis au cours des grèves estudiantines et le reste du temps. Ce n'est pas une bonne idée, ça? Il se pourrait alors que tout le monde comprenne, professeurs et élèves compris, que ce n'est pas à l'Etat ni au gouvernement qu'ils s'en prennent, mais à notre porte monnaie, à vous et à moi. Il n'y aurait alors plus qu'à instaurer cette combinaison de démocratie directe et de démocratie représentative à laquelle je fais souvent allusion sur ce blog, pour qu'on agisse dans les écoles et à l'université, comme on doit agir dans une démocratie, en tout, partout, pour tout, en toutes circonstances, c'est à dire selon la volonté du peuple. Et la volonté du peuple, dans une démocratie, ça se traduit par la volonté de la majorité du peuple, et la majorité du peuple, ça commence à la moitié, plus une personne! Vous ne me croyez pas? Vérifiez!

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte

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Bise