Je vous ai déjà présenté ce texte le 24 juin 2017, mais comme je trouve qu'il va bien avec celui qui précède, je vous le présente à nouveau. De toute façon, si vous avez déjà lu ce texte, ça vous fera une bonne révision de mon programme de sciences politiques maternelle première année, compréhensible par tous, y compris par ceux qui sortent des grandes écoles, à la condition qu'ils n'y soient pas restés trop longtemps.

Vous êtes au courant? Non? Alors c'est que vous ne me lisez pas régulièrement, et ça, c'est pas bien! Na! Je fais souvent allusion à l'ajout d'une part de démocratie directe à notre système représentatif, qui permettrait à la fois de toujours agir selon la volonté de la majorité du peuple souverain, car c'est ça, la démocratie, et que parler de démocratie quand cela n'est pas respecté, c'est de l'escroquerie, et cette part de démocratie directe permettrait également de faire d'énormes économies, en réduisant l'appareil de notre système représentatif dans d'énormes proportions. Mais encore faut-il que ce soit bien fait, et si nous laissons cela aux soins de nos politicards et de nos intellectuels, dont quelques uns réussissent le tour de force de faire partie de la caste sans même avoir d'intellect, ils vont surtout s'accrocher à leur os, tout en nous faisant une magnifique démonstration de cette merveilleuse incompétence à laquelle ils nous ont habitués. Pas vrai? Vous me direz que là, je suis méchant, et vous aurez raison. Mais je ne sais pas pourquoi, de temps en temps, je m'emporte, comme ça, tout seul. A moins que je sois si méchant tout simplement parce que je m'appelle Régis Ducon Lajoie la Marée Monte et que, c'est bien connu, les cons sont méchants? 

Mais quelque soit mon niveau de méchanceté, revenons à la démocratie. Avant tout, on réduit l'appareil de notre prétendue démocratie représentative dans d'énormes proportions, ce qui fera d'énormes économies. Ensuite, pour que la démocratie soit respectée, il faut que n'importe quel citoyen jouissant de ses droits civiques puisse provoquer un référendum sur quelque sujet que ce soit, en présentant un certain nombre de signatures, sans que cela provoque une pagaille désastreuse en faisant n'importe quoi, n'importe comment. Pour cela, le camarade citoyen désireux de provoquer un référendum devrait commencer par déclarer son intention de réunir le nombre de signatures nécessaire à une entité adminstrative compétente. Cette dernière lui remettrait un formulaire à remplir d'une manière très précise. Pour que ce soit plus facile à comprendre, supposons qu'il y en ait un qui veuille rétablir la peine de mort. Je choisis cet exemple, non pas pour traiter de la peine de mort, mais parce que c'est un exemple facile pour faire comprendre comment cela devrait fonctionner. Et là, il y en a qui sont déjà largués, et qui commencent à dire: "Mais qu'est-ce que c'est qui raconte! Y parle de la peine de mort en disant qui parle de la peine de mort sans parler de la peine de mort! Et moi je suis pour, ou je suis contre!!!" Oui, il y a des gens qui m'ont déjà fait le coup en me regardant droit dans les yeux! Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, et les autres, j'espère que vous, vous avez compris, et que vous n'allez pas me faire un coup pareil!

Pour tout ceux qui ont compris, précisons que la requête présentée pour provoquer un référendum à ce sujet, dont le contenu serait: "Rétablissement de la peine de mort." Ou "Rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus graves." serait irrecevable. Il faudrait marquer pour quels délits, avec les articles de loi bien numérotés. Et puis, vouloir la peine de mort, c'est bien beau, mais il faudrait aussi savoir comment on les zigouille, les condamnés. On leur envoie la femme du mec qui veut rétablir la peine de mort en furie, pour qu'elle leur arrache les yeux, qu'elle les étrangle et qu'elle leur mange le foie? Si oui, il faudrait le marquer. C'est à dire qu'il faudrait marquer par quel moyen on exécute les condamnés, et qui les exécute, et si on en fait du pâté pour lutter contre la faim dans le monde. Et puis, si jamais une mesure réclamée par ce moyen va à l'encontre de lois ou de règlements déjà existants, il faudrait encore marquer que cela doit automatiquement abroger toutes lois ou réglements contraires déjà existants, en précisant bien lesquels, avec, encore une fois, tous les articles bien numérotés. Et en plus, il faudrait marquer combien cela va coûter, combien ça va rapporter, comment ça se financera. Et à la moindre erreur, volontaire, ou involontaire, la demande d'autorisation de réunir les signatures nécessaires pour provoquer ce référendum serait refusée. Tout cela devrait évidemment être publié dans le journal officiel, ou dans un autre journal officiel qui ne s'appellerait pas comme ça, mais dont le contenu serait tout aussi officiel, et auquel tout le monde pourrait avoir accès.

Naturellement, les signatures ne seraient pas recueillies sur un rouleau de papier toilette, mais bel et bien sur l'imprimé délivré par l'autorité administrative chargée de ce travail, et duement rempli par le camarade citoyen désireux de provoquer le référendum. Inutile de préciser que l'administration conserverait une copie de l'original. Ainsi, le citoyen qui offrirait sa signature, saurait exactement de quel référendum il s'agit. Une fois le nombre de signatures de citoyens jouissant de leurs droits civiques requis obtenu, nombre qu'il faudrait déterminer avec soin, pour qu'il ne soit ni trop élevé, ni trop petit, le document serait alors remis à l'entité administrative compétente, afin que toutes vérifications utiles puissent être effectuées, et lorsque cette demande de référendum serait remise assez tôt avant les élections présidentielles suivantes, ce référendum serait célébré en même temps que l'élection présidentielle, en compagnie de tous les référendums demandés de cette manière par d'autres citoyens, ce qui permettrait aux candidats à la présidence de notre belle république, d'en débattre pendant la campagne électorale.

Avec ça, comme je le note au début, il y aurait lieu de réduire considérablement l'appareil de notre prétendue démocratie représentative, ce grâce à quoi nous ferions d'énormes économie.

Evidemment, personne ne pourrait contrevenir à l'exercice de la souveraineté du peuple, dès lors que les règles seraient respectées, et quand une mesure serait ainsi présentée et votée directement par le peuple, non seulement nos élus ne pourraient pas y toucher, mais son application devrait être automatique. Et malheur à qui essayerait de s'y opposer, ne fusse qu'en rêve! 

Tout le monde comprendra qu'on ne peut pas expliquer parfaitement une constitution en quelque lignes mais, je l'espère, ce qui précède donne une idée assez juste de ce qu'il conviendrait de faire à la fois simple, facile, économique et vraiment démocratique. Comme je le précise régulièrement quand j'aborde ce sujet, cette part de démocratie directe devrait être accompagnée de la réforme fiscale à laquelle je fais également souvent allusion, de manière à ce que chaque citoyen sache en permanence combien lui coûte ce qui se fait, ou ce qui pourrait se faire. Et si on vous demande un jour de signer pour provoquer un référendum sur quelque mesure que ce soit, dont vous ne voulez pas, vous n'aurez qu'à ne pas la signer!!! Et si jamais ce référendum à lieu quand même parce que assez nombreux seront ceux qui auront signé, vous n'aurez qu'à voter comme bon vous semble. Facile!!! Non?!!!     

Je me demande si, par hasard, Coluche n'avait pas raison quand il disait: "Il paraît qu'on est cernés par les cons. C'est vrai, mais on se rend pas compte à quel point."

Régis Ducon Lajoie la Marée Monte.

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Bise